
Notre méthode de notation
Nous ne vendons rien et nous ne touchons aucune commission. Voici comment nous jugeons un produit, et comment nous décidons de ce que nous écrivons sur la santé.
La plupart des classements de créatine que l'on trouve en français sont écrits par des sites qui touchent une commission sur chaque vente. Ce n'est pas illégal, et ce n'est pas toujours malhonnête, mais cela crée un conflit d'intérêts permanent : le produit le mieux rémunéré a tendance à devenir le produit le mieux classé. Nous avons construit ce site pour fonctionner autrement.
Ce que nous ne faisons pas
Aucun lien d'affiliation ne figure sur ce site. Aucun lien sponsorisé, aucune commission sur les ventes, aucun article payé par une marque. Nous n'acceptons pas de produits offerts en échange d'un test, parce qu'un échantillon fourni par un fabricant n'est pas représentatif de ce qui part en production.
Nous ne publions pas non plus de prix dans nos comparatifs. Les prix changent toutes les semaines, les promotions faussent toute comparaison, et un classement bâti sur le prix du jour devient faux le lendemain. Quand le prix compte, nous parlons de prix au gramme de créatine, qui reste comparable d'une marque à l'autre.
Les critères que nous appliquons à un produit
Un produit de créatine est d'abord une matière première. Nos critères portent donc sur ce qu'il y a dans le pot, et sur ce que le fabricant accepte de prouver.
| Critère | Ce que nous regardons |
|---|---|
| Forme | Monohydrate ou non. C'est la seule forme dont l'efficacité est largement établie. Une forme exotique vendue plus cher sans donnée comparative est un mauvais signe. |
| Origine et pureté | Origine de la matière première, label Creapure ou équivalent documenté, taux de pureté annoncé, présence éventuelle de sous-produits de fabrication. |
| Transparence analytique | Le fabricant publie-t-il des certificats d'analyse par lot, ou se contente-t-il d'une affirmation commerciale sans document consultable. |
| Contrôle antidopage | Certification par un programme de test indépendant, pour les sportifs soumis à des contrôles. Nous vérifions que la certification est en cours de validité. |
| Dosage réel | La quantité de créatine effectivement apportée par portion, en particulier pour les gélules et les gommes, où le dosage par unité est souvent bien plus faible que ce que la communication laisse croire. |
Ce qui ne compte pas dans la note
Le goût, la couleur du pot, la popularité de la marque sur les réseaux, les avis clients et les recommandations d'athlètes rémunérés n'entrent pas dans notre notation. Ils ne disent rien de la qualité de la poudre.
Les niveaux de preuve affichés sur nos articles
Les questions de santé n'ont pas toutes le même degré de certitude. Dire que la créatine augmente la force sur des efforts courts et répétés, et dire qu'elle améliore la mémoire, ne reposent pas du tout sur le même volume de données. Chaque article porte donc une note qui indique où en est la recherche sur ce point précis.
| Niveau | Ce que cela veut dire |
|---|---|
| A | Plusieurs essais contrôlés et au moins une méta-analyse vont dans le même sens. Le résultat est considéré comme établi. |
| B | Des études existent, mais elles sont peu nombreuses, de petite taille, ou leurs résultats divergent. L'effet est plausible sans être démontré. |
| C | Les données publiées sont insuffisantes pour conclure, voire inexistantes. Nous le disons plutôt que de meubler. |
D'où viennent nos informations
Nous nous appuyons en priorité sur les sources primaires : les études publiées et référencées, les prises de position des sociétés savantes, les avis des agences sanitaires et les textes réglementaires européens et français. Chaque article qui avance un chiffre indique la source qui le porte, en bas de page, avec un lien direct.
Quand une allégation de santé est encadrée par la réglementation européenne, nous citons le libellé autorisé plutôt qu'une reformulation vendeuse. Quand une question revient sans cesse dans les forums mais n'a jamais été étudiée sérieusement, nous le disons aussi.
Comment nous lisons une étude
Toutes les publications n'ont pas le même poids, et l'affichage d'une référence au bas d'un article ne suffit pas à fonder une affirmation. Nous appliquons quelques règles simples avant de reprendre un résultat.
Nous regardons d'abord le type de travail. Un essai contrôlé randomisé, qui compare un groupe supplémenté à un groupe placebo tirés au sort, apporte une information d'une tout autre nature qu'une revue narrative, où des auteurs commentent la littérature sans l'agréger. Les deux sont utiles, mais la seconde ne démontre rien à elle seule et nous l'indiquons quand c'est le cas.
Nous regardons ensuite qui a été étudié, et combien de personnes. Un résultat obtenu sur vingt hommes jeunes et entraînés ne se transpose pas automatiquement à une femme de soixante ans. C'est particulièrement vrai pour la créatine, dont la recherche a longtemps porté sur un seul profil. Quand les participants ne ressemblent pas au lecteur concerné, nous le disons plutôt que de généraliser.
Nous regardons enfin la taille de l'effet, et pas seulement son existence statistique. Un écart peut être significatif au sens statistique tout en restant négligeable dans la vie réelle. Quand la littérature retrouve un effet faible, nous écrivons qu'il est faible, même lorsque le résultat est présenté ailleurs comme une percée.
Les conflits d'intérêts ne sont pas un verdict
Une partie de la recherche sur les compléments est financée par le secteur qui les vend. Nous ne rejetons pas ces travaux pour autant : la plupart sont publiés dans des revues à comité de lecture et correctement conduits. Nous signalons simplement ces liens quand ils existent, et nous cherchons alors une source publique indépendante pour recouper le résultat.
Les affirmations que nous refusons de publier
Certaines informations circulent partout sans qu'aucune source primaire ne les porte réellement. Les chiffres de pureté très précis attribués à telle matière première en sont un bon exemple : ils passent de revendeur en revendeur sans jamais apparaître sur les documents du fabricant. Tant que nous n'avons pas lu la pièce d'origine, nous ne reprenons pas le chiffre, même s'il est devenu une évidence commerciale.
Il en va de même pour les textes réglementaires. Quand un site officiel refuse la consultation automatisée, nous ne présentons pas le texte comme lu. Nous attribuons alors l'information à la source intermédiaire qui le cite, en nommant cette source, plutôt que d'écrire que le texte dispose telle ou telle chose.
Corrections et mises à jour
La recherche avance, et nos pages aussi. Chaque article affiche sa date de publication et, le cas échéant, sa date de mise à jour. Si vous repérez une erreur factuelle, une étude mal citée ou un chiffre qui ne correspond pas à sa source, écrivez-nous : nous corrigeons et nous indiquons la correction.
Ce site ne remplace pas un avis médical
Les informations publiées ici servent à comprendre un sujet, pas à décider seul d'un traitement. Si vous souffrez d'une maladie rénale, hépatique, si vous êtes enceinte ou allaitante, si vous suivez un traitement médicamenteux ou si vous avez moins de 18 ans, parlez-en à un médecin ou à un pharmacien avant toute supplémentation.
Voir le comparatif auquel cette méthode est appliquée, ou en savoir plus sur qui écrit ce site.